Fais-tu partie de la génération à qui on disait :

  • « C’est bon pour toi, force-toi un peu »
  • « Mange pas ça! C’est pas bon pour ta santé… »
  • « Finis ton assiette si tu veux ton dessert »

ou

As-tu grandi dans une maison où les régimes étaient fréquents?

Si tu as répondu « oui » à l’une de ces questions, rassure-toi : tu n’es pas seul. Nos parents ont fait du mieux qu’ils pouvaient avec ce qu’ils savaient. L’idée ici n’est pas de les blâmer, mais si on faisait un peu mieux, maintenant que la science nous en apprend davantage?

Et si on se donnait le défi d’aider nos enfants à développer une relation plus saine, plus libre et plus douce avec les aliments. Est-ce que ça te parle?

Trois clés pour favoriser une relation positive avec les aliments

Avec les réseaux sociaux, les livres, les conseils de notre entourage… il est facile de se sentir submergé par la marée d’information disponible. On veut tous élever des enfants heureux et en santé, mais la façon d’y arriver n’est pas toujours claire.

Voici quelques repères pour amorcer une réflexion et développer une vision plus simple, plus efficace et plus respectueuse quand il est question d’alimentation des enfants.

1. Accompagner son enfant dans l’écoute de ses signaux de faim et de satiété

Forcer son enfant à manger quelques bouchées de plus, diriger ses choix alimentaires ou limiter ses portions peut sembler être une bonne idée sur le coup, mais on sait aujourd’hui que ces interventions, même bien intentionnées, risquent de brouiller ses signaux internes.

Lorsque les consignes de l’adulte prennent le dessus sur les signaux de l’enfant, celui-ci peut finir par croire que son corps n’est pas fiable. Il apprend alors à se fier davantage aux règles extérieures qu’à ses propres sensations de faim et de satiété. À long terme, cela peut rendre plus difficile l’écoute des signaux et amener certains enfants à manger au-delà de leur faim, particulièrement lorsqu’ils ont accès à des aliments habituellement limités.

À l’inverse, quand on fait confiance à son enfant, et qu’on l’aide à reconnaître les messages que son corps lui envoie, on lui permet de développer progressivement les aptitudes nécessaires pour devenir un mangeur autonome et confiant.

Les jeunes enfants naissent avec une remarquable capacité à reconnaître quand leur corps a besoin de manger et quand il en a assez. Permettre à son enfant de rester connecté à ses signaux de faim et de satiété, en lui apprenant à les reconnaître et à les respecter, est l’un des plus beaux cadeaux qu’on puisse lui faire. C’est lui permettre de devenir un mangeur compétent, c’est-à-dire quelqu’un qui est à l’écoute des besoins de son corps et qui les respecte.

2. Adopter une attitude neutre face aux aliments

On veut tous que nos enfants mangent des aliments nourrissants et, même si ça semble logique de catégoriser les aliments comme étant « bons » ou « mauvais », ce n’est malheureusement pas la meilleure stratégie pour y parvenir. Lorsqu’on classe ainsi les aliments, cela peut avoir des effets inattendus.

Cela peut notamment :

✔ susciter une obsession pour les aliments interdits
✔ encourager le grignotage en cachette
✔ déclencher des comportements de suralimentation

En évitant de moraliser les aliments, on permet à son enfant de développer son goût pour l’ensemble des aliments et, à long terme, d’adopter une alimentation variée et équilibrée.

Attention! Il n’est pas question de jouer à l’autruche. Bien sûr, certains aliments sont plus nutritifs que d’autres. Ce qu’il faut retenir, c’est que les recherches montrent qu’il est généralement plus bénéfique de mettre l’accent sur le plaisir de consommer des aliments nourrissants que de diaboliser ceux qui le sont moins. C’est ce que l’on appelle l’approche positive en alimentation.

3. Créer un climat positif autour des repas

L’ambiance à table influence énormément les comportements alimentaires des enfants.

Les repas devraient représenter un moment de plaisir, de partage et de connexion familiale.
Sans pression, sans chantage, sans tension.

Quand la nourriture est associée à des émotions positives, l’enfant développe :
✔ sa capacité à écouter son corps,
✔ sa curiosité alimentaire,
✔ et sa confiance à table.

Dans un monde idéal, les rires et les confidences devraient fuser autour de la table. J’aime souvent dire que l’ambiance aux repas est aussi importante que ce qui se trouve dans l’assiette, parce que lorsque les repas sont agréables, les enfants développent des associations positives avec les aliments. Ça fait partie du plaisir de manger.

Si notre enfant a envie de venir s’asseoir à la table avec nous pour y partager le repas en famille, il y a fort à parier qu’il est sur la bonne voie pour développer à long terme de saines habitudes alimentaires.

Tu aimerais des outils concrets pour mettre ça en pratique?

Bonne nouvelle : il n’est pas nécessaire d’être un parent parfait pour aider son enfant à développer une relation saine avec les aliments. Quelques changements simples, répétés au quotidien, peuvent faire toute la différence dans la relation que ton enfant développera avec la nourriture.

Le webinaire Happy Body a été conçu pour ça.
Pas juste de la théorie : des stratégies réalistes, applicables dans la vraie vie.

🎓 Tu y trouveras des exemples concrets, des ajustements simples, et des outils pour soutenir ton enfant dans le développement d’une relation positive avec son corps et son alimentation.

👉 Pour plus d’informations, c’est par ici :
 nutrimini.com/webinaire-body-happy

Article signé par Marie-Joëlle Poirier et Mélanie Magnan, nutritionnistes et co-créatrices du webinaire Happy Body